Livre - 09/2026

La puissance sans principe - Le nouvel empire américain

Maud Quessard | 1 min read

"Jamais peut-être les moyens de la puissance américaine n’ont été aussi massifs ; jamais peut-être sa capacité à les faire accepter comme ordre n’a paru si incertaine." Aux ambitions universalistes et à la promesse d’un avenir désirable que les États-Unis prétendaient porter pour le monde après la guerre froide, succèdent des logiques plus transactionnelles et conflictuelles. Les alliances deviennent conditionnelles, les outils économiques sont transformés en instruments de pression, les plateformes numériques deviennent des acteurs géopolitiques à part entière et les guerres de l’information font rage dans la compétition internationale. Et si le second mandat de Donald Trump n’incarnait pas seulement un populisme outrancier, mais l’accélérateur d’un basculement civilisationnel américain ? Mêlant histoire, géopolitique, culture, et analyse des stratégies d’influence, La Puissance sans principe retrace la généalogie du nouvel empire américain. Les empires d’aujourd’hui (États-Unis, Chine et Russie) ne dominent plus seulement des territoires, ils cherchent à imposer leur propre récit du monde. Et c’est peut-être là que se jouera l’avenir de l’Europe et des pays du Sud : dans la capacité à produire ensemble des idées suffisamment fortes, des visions assez désirables et des imaginaires rassembleurs pour leur résister.

Cet ouvrage a remporté le prix du Livre de Géopolitique 2026, décerné chaque année par un jury prestigieux.

L’introduction est disponible sur le site de l’éditeur.

Découvrez la quatrième de couverture :

En 1991, à la fin de l’Union soviétique, nous avons cru que le temps de la confrontation était révolu et que la Russie pourrait devenir une partenaire, voire une alliée. Comme beaucoup d’hommes issus de son milieu, Vladimir Poutine, lui, pensait l’inverse et commençait à mûrir une revanche.

La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine vise l’anéantissement d’un pays, la négation d’un peuple, mais aussi la révision complète de l’ordre de sécurité européen. Elle répond à une logique héritée de la culture des services secrets soviétiques: obsession de l’encerclement, primat du rapport de force, usage de la subversion et de la désinformation. « On a toujours besoin d’un ennemi. Sans lui, l’absurdité du système apparaîtrait clairement», a déclaré Vadim Bakatine, l’ancien directeur du KGB.

Avec une clarté implacable, Céline Marangé, l’une des grandes spécialistes françaises de la Russie et de l’Ukraine, sonne le réveil.