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Les droites américaines, du fascisme à la néoréaction : histoire et histoire des idées

Lundi 26 octobre 2026

Conférence-débat OPEXAM 
Les droites américaines, du fascisme à la néoréaction : histoire et histoire des idées 
Lundi 26 octobre 2026, 17h-19h, Amphithéâtre Moore, École Militaire

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À une semaine des élections de mi-mandat, l’IRSEM invite deux chercheurs à croiser leurs regards sur la transformation des droites américaines. Comment un pays qui s’est construit contre les dictatures et qui a vaincu Hitler a-t-il vu des idées autoritaires, racistes et illibérales, longtemps jugées infréquentables, s’installer jusqu’à la Maison-Blanche ?

Olivier Burtin, historien des États-Unis, maître de conférences HDR à l’Université de Picardie Jules-Verne, chercheur associé au Centre d’histoire de Sciences Po et directeur de la revue Politique américaine, publie Petite histoire du fascisme américain (Payot, septembre 2026). Il y retrace l’histoire souterraine d’un courant qui, loin d’avoir disparu après 1945, n’a cessé de se réinventer : du Ku Klux Klan aux néonazis, du mouvement white power aux milices armées, jusqu’à l’univers MAGA. Sa thèse : le fascisme n’est pas une importation étrangère mais une tradition américaine, et les démocraties libérales sont fragiles face à des mouvements qui savent exploiter leurs propres règles pour mieux les subvertir.

Arnaud Miranda est docteur en théorie politique, chercheur associé au CEVIPOF (Sciences Po) et chercheur postdoctorant rattaché au programme Tech-ILL (Inalco). Spécialiste de l’histoire des idées politiques contemporaines, il consacre ses recherches à la circulation numérique et transnationale des idées réactionnaires. Il est l’auteur des Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire (Gallimard / Le Grand Continent, 2026), première histoire de la « néoréaction » : née dans la blogosphère des années 2010 autour de Curtis Yarvin et Nick Land, cette contre-culture de droite radicale, soutenue par des milliardaires de la Silicon Valley, rêve de remplacer la démocratie par une monarchie dirigée comme une entreprise. Marginale hier, elle irrigue aujourd’hui certains cercles de l’administration Trump.

Deux approches, l’histoire sociale et politique d’un côté, l’histoire des idées de l’autre, pour un débat en profondeur sur les généalogies du trumpisme et ce qu’elles annoncent pour la démocratie américaine, ses alliés et la relation transatlantique.

Modération et présidence : Maud Quessard, directrice du domaine Europe, Espace transatlantique et Russie, IRSEM.