La santé mentale des combattants : mieux préserver, soigner et former
Vendredi 27 novembre 2026
La santé mentale des combattants : mieux préserver, soigner et former.
Conférence organisée
par l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire
le vendredi 27 novembre de 14h à 18h
à l’École militaire en amphithéâtre Louis.
14h-14h15 – Discours d’introduction
Prof. Martial Foucault, directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, professeur des universités à Sciences Po Paris.
14h15-14h35 – Les fondements éthiques et philosophiques du prendre soin.
Les fondements éthiques et philosophiques du prendre soin seront envisagés comme un pilier sociétal et une dimension constitutive du sens de l’engagement. Il s’agira de dépasser une conception strictement sanitaire de la santé mentale pour interroger la responsabilité collective envers ceux qui s’engagent, ceux qui sont blessés et ceux qui les accompagnent.
Prof. Fabrice Gzil, professeur des universités en philosophie et bioéthique à la Faculté de médecine de l’Université Paris-Saclay, co-directeur de l’Espace éthique Ile-de-France.
14h35-15h15 – L’étude sur la santé mentale en guerre de haute intensité.
À partir de l’étude « Santé mentale et guerre de haute intensité. Un déterminant stratégique à ne plus négliger », publiée en septembre 2026, il s’agira d’explorer les effets du stress sur la performance opérationnelle, la nécessité d’un diagnostic précoce du trauma et les enjeux de santé mentale pour les Armées, puis d’exposer avec clarté les propositions formulées qui s’appuient à la fois sur ce qui existe déjà en France et sur ce qui se pratique à l’étranger.
Prof. Marion Trousselard, médecin, psychologue clinicienne, professeure de neurosciences et de sciences cognitives à l’École de Psychologues Praticiens (Paris).
Modération : Dr. Céline Marangé, chercheuse à l’IRSEM.
15h15-16h – Deux témoignages sur les dispositifs existants et leurs limites.
L’accompagnement psychologique des amputés de guerre en Ukraine : le rôle de l’État, des familles et de la société civile.
Prof. Ioulia Shukan, directrice d’études, Centre d’études russes, caucasiennes, est-européennes et centrasiatiques, École des Hautes études en sciences sociales (EHESS).
La prise en charge des troubles de stress post-traumatique en France : assurer la continuité des parcours et la confiance dans le système de soins.
Lieutenant-colonel Cécilia Carrignon, officier du Commandement des actions dans la profondeur et du renseignement de l’armée de Terre, doctorante en psychologie clinique.
Modération : Colonel Arnaud de Peretti, chef du Bureau sur la société et la guerre du Centre d’études stratégiques Terre du Commandement pour le combat futur.
16h-16h15 – Pause
16h15-17h30 – La prise en compte institutionnelle des enjeux de santé mentale
L’objectif de cette dernière table ronde sera double : il s’agira d’identifier les points d’effort qui permettraient d’améliorer les dispositifs déjà en place dans les armées, mais aussi d’anticiper les adaptations qui seraient nécessaires en cas de guerre prolongée de haute intensité et d’afflux de blessés psychiques.
La prévention et la détection des troubles psychiques au sein de l’armée.
Lieutenant-colonel Eric Ojeda, officier de l’armée de Terre.
La reconnaissance du rôle et des besoins des familles de blessés psychiques.
Contrôleure des armées S. Audrey Dubois, sous-directrice adjointe au chef du service de l’action sociale des armées, ancienne directrice du projet Plan famille 2.
La santé mentale des soignants engagés dans des situations de stress prolongé.
Commandant Marie Bonnet, psychothérapeute au 7e RIISC (sécurité civile), docteur en anthropologie de l’EHESS, ancienne directrice d’hôpital.
Modération : Madame Laure Mandeville, grand reporter au Figaro, essayiste.