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Adieu ma Russie. Un dialogue d’historiens.

Jeudi 12 novembre 2026

Book Club Fronts de l’Est

Adieu ma Russie. Un dialogue d’historiens.
avec Nicolas Werth et Stéphane Audouin-Rouzeau

Le jeudi 12 novembre, de 17h30 à 19h, à l'École militaire (amphithéâtre Moore) et en ligne.

Inscriptions closes

Le grand historien du stalinisme Nicolas Werth vient de publier Adieu ma Russie. Mémoires orphelines aux éditions Les Belles Lettres. Dans ce livre poignant, il offre un récit de filiation mêlé à une réflexion profonde sur l’histoire de la Russie aux XX et XXIe siècles. 

Son père, correspondant pour la BBC en Russie pendant toute la Seconde Guerre mondiale, a longtemps été indulgent envers le régime soviétique. Il s’est suicidé quelques mois après l’écrasement du printemps de Prague par les troupes du Pacte de Varsovie. 

Lui-même a apporté, sa vie durant, la contradiction au père, documentant sans relâche les crimes du régime stalinien. Mais il a fini par subir la désillusion du père et, quelques mois après l’invasion de l’Ukraine, a été à deux doigts de reproduire le même geste de désespoir. 

Nicolas Werth entrera en dialogue avec son ami Stéphane Audoin-Rouzeau, historien de la violence de guerre, qui l’a incité à écrire ce livre pour conjurer le passé. Ensemble, ils tenteront de « comprendre comment l’Histoire, la « Grande Histoire », a percuté le père et le fils ». 

Cet échange aura lieu dans le cadre du book club Fronts de l’Est, animé par Céline Marangé.

BIOGRAPHIES

Nicolas Werth est directeur de recherche honoraire au CNRS et président de Mémorial France, branche française de l’Association Memorial-International qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2022. Historien des répressions staliniennes, il a passé près de 20 ans dans les archives en Russie. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont L’ivrogne et la marchande de fleurs : autopsie d’un meurtre de masse, 1937-1938 (2009) et Les grande famines soviétiques (2020). 

Stéphane Audouin-Rouzeau est directeur d’études à l’École des Hautes études en sciences sociales et président du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre de Péronne. Historien de la Première Guerre mondiale, il s’est particulièrement intéressé à la violence de guerre et plus tard au génocide des Tutsis au Rwanda. Il est également l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont le dernier, Notre déni de guerre, est paru en 2026 au Seuil.