3 questions à ... Sophie PANEL

Sophie, qui êtes-vous ? Racontez-nous votre parcours…

J’ai un double master de Sciences Po Bordeaux et de l’université de Stuttgart, et un doctorat en science politique de l’université de Heidelberg. Après avoir soutenu ma thèse en 2015, j’ai été pendant deux ans ATER à Sciences Po Bordeaux, où j’enseignais principalement la science politique, les méthodes quantitatives et les relations internationales. Finalement, j’ai intégré l’IRSEM en septembre 2017 avec un contrat postdoctoral.

 

Quels sont vos axes de recherches actuellement ?
Où peut-on vous lire ?

Mes travaux portent pour l’essentiel sur les régimes autoritaires et les conflits armés, mais il m’arrive de travailler sur d’autres thématiques, comme par exemple l’opinion publique ou la globalisation. Dans l’ensemble, mes recherches ont toutes plus ou moins trait aux institutions politiques et à leurs effets.

Mes deux articles les plus récents se trouvent ici :

 

Pourquoi avoir choisi la « recherche » ?
Comment percevez-vous votre rôle de chercheur ?

Pour répondre naïvement, l’essentiel de mon travail en tant que chercheuse consiste à proposer des hypothèses et à les tester, c’est-à-dire à les soumettre à l’épreuve des faits. Dans les faits, c’est moins évident qu’il n’y paraît, car cela implique d’être à la fois très réceptif aux idées nouvelles, y compris celles qui heurtent le sens commun, et très exigeant voire sceptique sur la question de la solidité de la preuve empirique. Cela implique aussi de savoir défendre ses hypothèses mais d’être prêt à y renoncer si elles sont contredites par les faits ou si elles n’apportent rien de nouveau au débat scientifique : l’équilibre n’est pas toujours facile à trouver.

 
En dehors de l’aspect recherche au sens strict, une bonne partie du métier consiste à discuter les travaux de ses pairs ou à les évaluer. La participation au débat est essentielle puisque c’est cela qui garantit la validité des résultats de la recherche. En science politique, il n’y a pas beaucoup de théories consensuelles, mais lorsque l’une d’entre elles fait l’unanimité ou presque, on peut être relativement sûr qu’il s’agit d’une théorie solide.