L'espionnage russe et chinois "se rapproche des partis d'extrême droite" européens, selon deux experts
Paul CHARON, PhD
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Show "L'invité de 8h20 : le grand entretien par Alexis Morel"
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Paul Charon, directeur du domaine renseignement, anticipation et stratégies d'influence de l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire (IRSEM) et Nicolas Hénin, ancien journaliste et consultant en contre-terrorisme, sont les invités du Grand entretien d'Alexis Morel.
Un espion chinois travaillait-il au Parlement européen ? Le procès de Jian Guo, ancien collaborateur d'un eurodéputé allemand d'extrême droite s'ouvre, mardi 5 août, en Allemagne. Il est soupçonné d'avoir collecté des centaines de documents sur le Parlement européen, mais aussi espionné des dissidents pendant des années. Une affaire loin d'être isolée puisque les arrestations d'espions chinois présumés se multiplient en Europe. "On a repéré depuis quelques années un intérêt nouveau des services de renseignement chinois pour les hommes politiques appartenant à des partis d'extrême droite", explique, sur France Inter, mardi, Paul Charon, directeur du domaine renseignement, anticipation et stratégies d'influence de l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire (IRSEM).
C'est nouveau, parce que traditionnellement, les services chinois ont plutôt leur source dans les milieux d'extrême gauche pendant toute l'histoire de la guerre froide et depuis la fin de la guerre", avec ce "lien avec le communisme", souligne le spécialiste. "Les partis d'extrême droite sont des partis qui se présentent comme antisystème. La Chine se présente comme un pays antisystème à l'échelle internationale et donc ça, c'est le lien qui permet de recruter ce type d'homme politique", précise-t-il.
Également invité de France Inter, Nicolas Hénin, ancien journaliste et consultant en contre-terrorisme, explique qu'il voit la même trajectoire dans l'espionnage russe en Europe. Les Russes "ont fait un parcours similaire, de se rapprocher, même si on garde quelques contacts avec la gauche contestatrice, de se rapprocher davantage des partis d'extrême droite", affirme-t-il. "Là aussi, deux principaux axes narratifs principaux. Le premier, c'est ce qu'on appelle les valeurs traditionnelles, donc la pureté ethnique, la phobie des LGBT, le nationalisme, le modèle familial, etc. Et puis aussi, de plus en plus, une exploitation de thématiques antisystème. Par exemple, on a vu les médias du Kremlin qui à l'époque étaient autorisés en France se mobiliser beaucoup au moment des gilets jaunes, mais aussi pour toute la contestation au moment de la crise sanitaire de la pandémie", ajoute l'ancien journaliste.
Un espion chinois travaillait-il au Parlement européen ? Le procès de Jian Guo, ancien collaborateur d'un eurodéputé allemand d'extrême droite s'ouvre, mardi 5 août, en Allemagne. Il est soupçonné d'avoir collecté des centaines de documents sur le Parlement européen, mais aussi espionné des dissidents pendant des années. Une affaire loin d'être isolée puisque les arrestations d'espions chinois présumés se multiplient en Europe. "On a repéré depuis quelques années un intérêt nouveau des services de renseignement chinois pour les hommes politiques appartenant à des partis d'extrême droite", explique, sur France Inter, mardi, Paul Charon, directeur du domaine renseignement, anticipation et stratégies d'influence de l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire (IRSEM).
C'est nouveau, parce que traditionnellement, les services chinois ont plutôt leur source dans les milieux d'extrême gauche pendant toute l'histoire de la guerre froide et depuis la fin de la guerre", avec ce "lien avec le communisme", souligne le spécialiste. "Les partis d'extrême droite sont des partis qui se présentent comme antisystème. La Chine se présente comme un pays antisystème à l'échelle internationale et donc ça, c'est le lien qui permet de recruter ce type d'homme politique", précise-t-il.
Également invité de France Inter, Nicolas Hénin, ancien journaliste et consultant en contre-terrorisme, explique qu'il voit la même trajectoire dans l'espionnage russe en Europe. Les Russes "ont fait un parcours similaire, de se rapprocher, même si on garde quelques contacts avec la gauche contestatrice, de se rapprocher davantage des partis d'extrême droite", affirme-t-il. "Là aussi, deux principaux axes narratifs principaux. Le premier, c'est ce qu'on appelle les valeurs traditionnelles, donc la pureté ethnique, la phobie des LGBT, le nationalisme, le modèle familial, etc. Et puis aussi, de plus en plus, une exploitation de thématiques antisystème. Par exemple, on a vu les médias du Kremlin qui à l'époque étaient autorisés en France se mobiliser beaucoup au moment des gilets jaunes, mais aussi pour toute la contestation au moment de la crise sanitaire de la pandémie", ajoute l'ancien journaliste.